Deux pertes de performance, deux natures différentes.
Un échangeur perd de la performance par deux voies qui se ressemblent de loin et diffèrent en tout. L'encrassement — dépôts, poussières, films gras — obstrue le passage d'air et isole thermiquement les surfaces : une perte réversible, que le nettoyage restaure. La corrosion — perte de matière des ailettes, dégradation du contact tube-ailette — ampute la surface d'échange elle-même : une perte définitive, que rien ne restaure, et que seule la protection prévient.
Les deux se nourrissent d'ailleurs mutuellement : les dépôts retiennent humidité et agents corrosifs au contact du métal (l'encrassement accélère la corrosion), et une surface corrodée, rugueuse, accroche davantage les dépôts (la corrosion accélère l'encrassement). D'où la réponse à la question du titre : les deux — dans le bon ordre.